Le club Inclusion veut adapter le campus de l’USJ aux personnes à besoins spéciaux

Comme premiers objectifs, la sensibilisation des étudiants et la prise de conscience de l’existence de personnes à besoins spécifiques doivent aboutir au recrutement de membres, nécessaire à la réalisation des projets que le club Inclusion entend mener au sein de l’USJ. 

Fondé il y a trois mois, le club Inclusion attire déjà un nombre appréciable d'étudiants qui sympathisent avec la cause : transformer les campus de l'USJ en milieux adaptés aux personnes à besoins spécifiques.

« Je suis motivée à participer à la vie sociale en tant qu'étudiante. De plus, je trouve qu'il est important de pouvoir enfin inclure à cette vie des gens différents. Je pense que la tolérance peut sauver le monde », affirme Rhéa Nacouzi, première année de pharmacie et membre fondatrice du club Inclusion. Cet engouement, elle l'a partagé avec plusieurs autres étudiants de différentes facultés lors de la journée des clubs à l'USJ qui a rassemblé divers ONG dont l'association Include. S'est ensuivie la fondation du club, parrainé par cette association.
Celle-ci avait, en fait, conclu un accord préalable avec la direction de l'USJ pour en faire la première université inclusive, et ce en plusieurs phases et à travers divers projets. Dans ce cadre, le club Inclusion aura représenté la première étape.
« Nous avons voulu commencer le travail avec les étudiants. Nous considérons que la sensibilisation doit se faire à travers des étudiants concernés par la cause de leurs camarades qui sont, après tout, notre futur. Le changement viendra d'eux. Les sensibiliser, c'est aller vers plus d'ouverture », explique Michèle Asmar, présidente de l'association Include et professeure à l'USJ. Ainsi, ce sont les étudiants qui constituent le moteur de l'action, vu qu'ils « sont plus intéressés et réceptifs lorsqu'ils sont abordés par un pair. Ce n'est plus un discours qui leur vient d'en haut », estime Sima Antablé, responsable au service de la vie étudiante, des activités estudiantines sur le campus et dans les centres régionaux.
Comme premiers objectifs, la sensibilisation des étudiants et la prise de conscience de l'existence de personnes à besoins spécifiques doivent aboutir au recrutement de membres, nécessaire à la réalisation des projets. Pour cela, le club organise périodiquement des activités sur les campus. Ainsi, lors de la Journée internationale des personnes handicapées, les organisateurs ont lancé, au campus de l'innovation et du sport et en collaboration avec arcenciel, une course sur les chaises roulantes où les participants n'étaient que des étudiants intéressés par l'événement. Ces derniers ont réalisé que se déplacer ainsi n'est pas chose facile comme on peut le penser. « Ils ont trouvé qu'il y a beaucoup d'obstacles qui entravent leur déplacement et ont ainsi pris conscience de la nécessité d'y adapter le milieu universitaire », raconte Rhéa.
Un travail collectif de longue haleine.
Par ailleurs, pour rendre l'université inclusive, non seulement les étudiants, mais aussi le corps enseignant et le personnel sont sensibilisés. « L'université est prête à coopérer à travers le service de la vie étudiante, le service de santé et le service social. Elle a ainsi mis à notre disposition toutes les facilités, notamment les outils et le soutien », indique Michèle Asmar. À long terme, c'est l'adaptation complète du milieu universitaire qui est notre objectif avec, en prévision, l'installation de rampes ou d'ascenseurs, une malléabilité du système d'enseignement à travers des logiciels spéciaux, des emplois de temps ajustés en fonction des besoins...
En phase de recrutement, le club Inclusion est ouvert aux étudiants qui désirent aider et agir. Mener un travail social les préparerait ainsi à la vie active. « La vie étudiante ne se limite pas à l'aspect académique. Les côtés sportif, artistique, mais aussi social contribuent à l'épanouissement de l'étudiant. Ce qui est essentiel, c'est de former des êtres complets qui ont des valeurs, le sens de l'autre et une ouverture vers ce qui est différent », insiste Michèle Asmar.
SideBar Start
Footer Start